J’ai marcher, marcher é travers ces dunes…
J’ai traversé cet Océan de Feu avec détermination, l’esprit rebelle, prête à me relever encore et encore s’il m’arriverait de trébucher.
Je me suis presque « tuée » à l’effort, en donnant toujours plus de moi-même…mais pour finir j’y suis parvenue, je l’avais traversé…j’avais tout simplement réussi…
Or, ce que je n’avais pas remarqué était que durant tout le trajet, je n’avais pensé qu’à cela, à ce but…sans jamais détourner la tête…sans jamais avoir pris le temps de m’émerveiller de ce qui m’entourait…de ne jamais avoir observé un seul coucher de soleil à l’horizon.
Aujourd’hui je le regrette profondément…je regrette de n’avoir pas prêté attention à tout cela…
Cependant, dans ces profonds regrets, une autre question apparaît…
Si, au cours de cette traversée, je m’étais arrêtée pour regarder autour de moi, m’étais fascinée pour un autre quelque chose, aurais-je vraiment réussi ce trajet ?
(Je n’ai jamais traversé de désert, il n’était qu’une métaphore)