Nous qu'on appelle "cette génération perdue"

Au fil des Notes

Extrait - Attentat

le 07/05/2008 à 12h21

[…]

Personne ne devrait être autorisé  à parler de la beauté, à l’exception des horreurs. Je suis l’être le plus laid que j’aie rencontré : je considère donc que j’ai ce droit. C’est un tel privilège que je ne regrette pas mon sort.

Et puis il y a une volupté à être hideux. Par exemple, nul n’a autant de plaisir que moi à se balader dans la rue : je scrute les visages des passants, à la recherche de cette instant sacré ou j’entrerai dans leur champs de vision -  j’adore leurs réactions, j’adore la terreur de l’un, la moue révulsée de l’autre, j’adore celui qui détourne le regard tant il est gêné, j’adore la fascination enfantine de ceux qui ne peuvent me lâcher des yeux.

[...]

Il y a quelque chose de mal digéré au sujet de la beauté : tout le monde est d’accord pour dire que l’aspect extérieur a peu d’importance, que c’est l’âme qui compte, etc.  Or, on continue à porter en pinacle les stars de l’apparence et renvoyer aux oubliettes les tronches de mon espèce.

Comme quoi les gens mentent. Je me demande s’ils en sont conscients. C’est cela qui m’énerve : l’idée qu’ils mentent sans le savoir.

J’ai envie de leur lancer en pleine figure : « jouez aux purs esprits si cela vous chante. Affirmez encore que vous ne jugez pas les gens sur leur mine, si cela vous amuse. Mais ne soyez pas dupes ! »


 



Amélie Nothomb, extrait de l’Attentat

Amélie Nothomb

le 15/12/2007 à 12h24

Le risque, c’est la vie même. On ne peut risquer que sa vie. Et si on ne la risque pas, on ne vit pas.

 

A chacun sa morale…



[…] Cette manie de qualifier de fou ceux que l’on ne comprend pas ! Quelle paresse mentale ! […]



[…] C’est drôle, ce besoin qu’ont les gens d’accuser les autres d’avoir gâché leur existence. Alors qu’ils y parviennent si bien eux-mêmes, sans l’aide de personne […]



Amélie Nothomb, Cosmétique de l’ennemi.

Contexte du livre Résistance Française durant la Deuxième Guerre mondiale. (en très gros)

Passage :

[...] Moi je ne sais pas non plus que dans dix ans, je reconnaîtrai, dans un tas de paires de lunettes de près de cinq mètres de haut, au Mémorial d'Auschwitz, la monture que  mon père avait rangée dans la poche haute de sa veste, la dernière fois que je l'ai vu au café des Tourments. Mon petit frère Claude ne  sait pas que bientôt je passerai le chercher, et que s'il n'avait pas dit oui, si nous n'avions pas été deux à traverser ces années-là, aucun de nous n'aurait survécu. Mes sept camarades, Jacques, Boris, Rosine, Ernest, François, Marius, Enzo ne savent pas qu'ils vont mourir en criant " Vive la France", et presque tous avec un accent étranger. [...]

la fameuse rentreé....

le 27/08/2007 à 19h14

Aujourd’hui c’était donc la rentrée…

Résumé : J’ai jamais eu un horaire aussi pourri que ça, j’ai les pires profs à 8 kilomètre à la ronde, je retrouve un fatras de crétins…

Héhéhé, ils m’avaient pas manqué eux, pas changé, pas mûrit, toujours là avec leurs 2 sujets de conversations que je me tape tous les jours – sauf les vacances, heureusement. Sinon la folie m’aurait gagnée y a longtemps- depuis 2 ans, depuis que je suis dans cette classe de plouc:

 

1)      Critiquer autant qu’on peut les autres… (On sait jamais, ils pourraient leur arriver de ne pas en dire assez) -_-

2)      Ce que t’as réviser pour le prochain test qui est dans 2 mois….2 mois, vous révisez 2 mois à l’avance vous ?!? (généralement à ce stade c'est repartit pour un cours au complet)

Non non non, j’oubliais, il y en a un 3ème depuis l’année dernière ! Vous devinerez jamais !^^

Attention….


Tokio Hotel voyons !

A lala c’est gravement atteint, j’ai mal à la tête rien que d’y penser….je fous quoi dans ce tas d’abruti superficiels et de « saintes ni-touche » ou lorsque tu leur dis : « Ouais, moi je prendrai une Desperado » on te regarde comme je ne sais quel animal sauvages sortant d’on ne sait ou, et commence à te faire une conférence sur tous les effets nocifs de l’alcool et crient bien haut et fort (devant le serveur naturellement) que t’as pas l’âge d’acheter de l’alcool, que c’est contre la loi et que c’est pas bien de désobéir….et patati et patata.

Haaaa.... je m’en arrache les yeux de la tête….

Extrais de Nous les Dieux

le 04/07/2007 à 19h38

 

Et si ce n’Etais pas les civilisations les plus raffinées mais les plus féroces qui avaient laissé leurs marques dans l’histoire humaine ?
A bien y regarder, les cultures disparues n’ont pas été forcément les moins évoluées. Il suffit parfois d’un chef naïvement abusé par les promesses de paix de ses adversaires ou d’aléas météorologiques bouleversant le cours d’une bataille pour que bascule le destin de tout un peuple. Les historiens des vainqueurs réécrivent fier leur anéantissement. Pour effacer tout scrupule aux générations ultérieures, la formule «  Malheurs aux vaincus » clôt le débat. Et Darwin a même trouvé une légitimation scientifique à ces massacres avec sa « sélection naturelle » et sa théorie de « la survivance des plus aptes ».
Ainsi s’est créée l’histoire des humains de la Terre, sur des charniers et des traîtrises oubliés.

 

Extrais de Nous les Dieux de B. Werber

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le 20/06/2007 à 13h14
   Des jeunes dans la rue se moquent des vieux qui passent. Un homme arrive et leur dit: "Je vous signale que la vieillesse est le futur de la jeunesse. Vous moquer d'elle revient à vous moquer de votre futur, à vous moquer de vous. Apprenez à vous aimer, acceptez-vous tels que vous êtes, et ensuite vous aurez plus de Tolérance et d'Amour envers les autres. Vous êtes des pitres, des clowns se moquant d'eux-mêmes... Et si ça peut faire rire, c'est triste en réalité...très triste...". Puis il partit sans attendre de réponse.
    Les jeunes se regardèrent en se demendant c'que voulait c't'abruti, mais au fond de chacun les paroles d'un inconnu résonnaient. Se moquer de la vieillesse revient à se moquer de la Mort qui nous attend tous, et à défier cette peur qui nous prend lorsque parfois on y songe. Et si la Moquerie, en tous genres, est l'une des choses les plus basses qu'il puisse exsister, c'est aussi quelque chose qui cache un grand sentiment de malêtre qu'il ne faut pas ignorer. Et souvent, en se moquant de quelqu'un, c'est à soi-même que revient ce que l'on dit.

voilà la réponse !

le 17/06/2007 à 19h12

 Tu te souviens de ce que je disais les derniers temps ? Les larmes qu’on retient se déposent sur le cœur, avec le temps elles forment une croûte et le paralysent, comme le calcaire qui entartre les engrenages de la machine à laver et les paralyse.


Extrais de Va ou ton Coeur te porte par Susanna Tammaro



Voilà la réponse ! On me posais toujours la question , j'avais jamais vraiment pu y répondre, mais aujourd'hui je l'ai ma réponse....et je l'ai trouvée dans un livre. Les larmes paralyse le coeur, et c'est pas obligé du tout que ça soit des larmes d'amour....enfin pour moi il est paralysé que dans un certain sens.

l'Ombre du vent - Extrais

le 13/06/2007 à 12h30

Un jour j’ai entendu un habitué de la librairie de mon père dire que rien ne marque autant un lecteur que le premier livre qui s’ouvre vraiment un chemin jusqu’à son cœur. Ces premières images, l’écho des ces premiers mots que nous croyons avoir laisser derrière nous, nous accompagnent toute notre vie et sculptent dans notre mémoire un palais auquel, tôt ou tard – et peu importe le nombre de livre que nous lisons, combien d’univers nous découvrons -, nous reviendrons un jour. Pour moi, ces pages ensorcelées seront toujours celles que j’ai rencontrées dans les galeries du Cimetière des Livre Oubliés.



Extrais de l’Ombre du Vent par Carlos Ruiz Zafon

Salade-de-culture

le 30/03/2007 à 17h13
je crois pas ne vous en avoir déjà parlé....certain connaisse déjà, mais tant pis, j'en parle quand même...

SALADE-DE-CULTURE !!


Envie de vous exprimer sur des films, des livres que vous avez lu et qui vous on marqué, des mangas etc...
Alors allez-y fait une petite visite !
Bon ben voilà...je vous met la prologue de ma nouvelle histoire (je sais pas quoi mettre d'autre...)
Donc bonne lecture !



Prologue: (Sous les Larmes de la Lune)


La pièce était plongée dans une demi obscurité, au fond siégeait une table ronde où des hommes aux visages voilés tenaient une discussion critique…
Leurs voix paraissaient tendues et emplient d’une certaine inquiétude…
L’un d’eux se leva brusquement et tapa du point en s’exclamant d’un air colérique et frustré. «  Impossible ! C’est impossible !! Sans guide jamais il ne survivra ! »

-         nous en sommes bien conscient Myran…, soupira un autre homme à la face voilée, mais rassied-toi s’il te plaît (il lui fit signe), ce n’est pas en s’énervant que les choses vont s’arranger.
Les deus hommes échangèrent un regard forcé, puis Myran se rassit en marmomant quelque chose entre ses dents.
Un long silence tomba sur la petite assemblée…
Chacun était soucieux de l’avenir, et plongé dans leurs pensées ils devaient se faire un scénario de la suite des événements à survenir. Les choses allaient au plus mal. L’Ordre faiblissait avec le temps et les Gardiens aptes à succéder se faisaient de plus en plus rares….
La conversation reprit peu à peu, les voix toujours munies d’un ton incertain.
Le temps s’écoula dans cette ambiance, les minutes puis les heures se succédèrent.
Dans le lointain la pleine lune s’éleva dans le ciel…
L’homme qui semblait être le « chef » parmi les Sept élava son bras gauche et descendit la manche qui le recouvrait. Comme tous les autres, il portait un tribal noir sur le bras du cœur, un vieux symbole ancestral.
Les six autres l’imitèrent et ensemble il prononcèrent le Serment Des Lunes en ancien Language, sous un brin de lumière argentée, venant traversé la pièce.

-         Ajik Elmara Los Yanay Miylfa Mwardji Djinos Rasylma Adjinna mes Sopra Los Mut Tempys. *
Leurs voix s’unirent comme une seule...
Ensuite leurs tatouages se mirent à miroiter et simultanément  formèrent un amas de lumière aux contours flous et indistinct qui les enveloppa dans une bulle translucide…
Une détonation retentit, suivie d’un éco assourdissant. Une poussière dense envahit l’espace présent et disparu comme elle était apparue.
Les Sept s’étaient volatilisé, disparaissant de la même façon qu’ils étaient venus jusqu’ici…


* C'est sous ce ciel étoilé, moment de poésie que le ciel à créé, qu'à travers le mémoire de nos père, nous honorons donc ainsi notre serment prété sous le vent.....

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