Nous qu'on appelle "cette génération perdue"

Mes histoires

La Fin des Djianes (suite)

le 11/04/2008 à 22h27

Cela n’était que l’épilogue de l’histoire, l’histoire d’une guerre qui a fini par me rendre indifférent a mes propres sentiments, indifférent a l’envie même de vivre ou de mourir. Cette guerre qui a commencé il y a  2 000 ans dans la terre de Maurgue, dans le palais du grand Mage Erzelgur à la sortie d’une réunion avec le roi Mirgue, ou il décida la création d’un clan censé ne pas exister ayant pour but de surveiller les autres Rois discrètement.


Elle fut conçue dans le plus grand secret, le lendemain à la première heure du jour. Cinq des plus grands généraux du royaume furent chargés de tester et recruter, parmi une certaine élite, cinq groupes d’une quinzaine de personnes aux capacités bien plus élevées que la moyenne. Chaque groupe étant destiné à la surveillance d’un roi, rattaché a un général, et symbolisant un élément naturel. Ils furent reconnus chacun par un nom d’unité tel que Firor, ayant pour symbole une flamme. Aquor représenté par une goutte d’eau, Elios signée d’un tourbillon de vent, Grunos estampillé de montagnes et Hooros représentant la forêt. Mais tous appartenaient au clan des Djiannes, reconnaissable au symbole antique, un Taiji apposé sur une feuille de lierre, qu’ils avaient tous de tatoué sur l’épaule droite.


 


Mais actuellement le temps passe, et les heures défilent en longeant mes pas qui m’enfouissent toujours plus profondément au cœur de la terre. J’avance, j’avance encore, j’avance toujours pour me perdre avec plus de vigueur dans un vide devenant étouffant. Je ressens l’inutilité de tout, le froid n’est plus qu’une lointaine sensation sur ma peau, mon esprit c’est détaché et erre autour d’un corps vacant, démuni et morne. Je continue à marcher, sans but ni fin prévue…


Ce fut la faim me tiraillant le ventre qui me fit sortir de ma torpeur. Une faim de damné, c’était la seule sensation que je ressentais encore, car au fil de mes années de conditionnement et de service à ma cause, on m’avait appris à occulter mes émotions afin d’accroître le pouvoir de mes cinq sens et ainsi découvrir mon sixième une sorte de perception de l’avenir.


 


Ma longue errance dans le froid finit par me conduire en plein milieu des Hauts-Plateaux d’Emeraude. Une galerie y débouchait, profitant ainsi de l’occasion de revoir le soleil.


Dès que ma tête fût sortie à l’air libre, une légère brise vint remuer mes cheveux d’un noir de jais à la manière de l’herbe rase dans les plaines. Le vent me fit du bien malgré moi et mon regard enflammait un paysage de verdurs et se rempli de reliefs qui me faisait magistralement face. Des arbres sûrement centenaires parsemaient seuls ou en groupe les alentours que m’offrait ma vue.


Je fis quelques pas et me retrouvai perché sur les contreforts de ces montagnes à l’aspect pourtant si étrange. Ce que je vis à ce moment là, fini par me couper le souffle. Bien des années s’étaient écoulées sans que rien n’arrivât à me faire ressentir un tel effet. A quelques mètres de moi, les rives du Lacs Aux-Mille-Tourments  resplendissaient du reflet d’un soleil couchant. Les scintillements orangé qu’il produisait brillaient tous autour de moi comme dans un rêve. Personnellement, je trouvai qu’il portait mal son nom, le lac Aux-Mille-Eclats lui aurait mieux convenu à cet instant-ci, pourtant  par le passé il l’avait bien porté, car c’était a cette endroit que l’on m’avait arrêté au terme de l’ultime bataille de cette guerre millénaire, moi le seul survivant d’une société morte.


 


La nuit commençait à tomber, et une fraîcheur accueillante s’empara soudainement mais avec douceur de tout ce qui se trouvait à sa portée.


Moi je restai là, immobile dans une obscurité qui se rapprochait à grandes enjambées. Le regard perdu dans le paysage qui s’étendait jusqu’au bout de l’horizon, ce tableau raviva un tourbillon de souvenirs qui remontait sans prévenir. Je fermai les yeux pour m’engager dans une lutte personnelle afin de m’en débarrasser aussi vite que possible, de ne pas retomber dans ma mélancolie, puis une fois ce combat remporté, je repartis vers l’entrée de la galerie pour passer la nuit à l’abri du vent. En espérant aussi à l’abri de  mon passé.


Les étoiles commençaient à luire dans un ciel dépourvu de nuages. Le seul bruit était le léger froissement des feuillages dans le souffle des ténèbres et de temps à autre un bruit sourd d’animal, me rappelant qu’au loin la vie existait encore.


 


Le sommeil finit par me prendre tard dans la nuit. Je le redoutais autant qu’il m’était inévitable. Cet univers de rêves pouvait si vite se transformer en cauchemars, ou en porte déverrouillée sur des souvenirs douloureux de mon passé…Pourtant, j’y sombrai sans chagrin cette nuit-là, même malgré la fraicheur et le vent devenus hostiles sous un ciel étoilé.


Mes rêves furent agités, mais ce ne fut rien comparé à avant…


 


C’est le chant d’un rossignol qui me réveilla. Il se tenait juché sur les souples branches d’un arbre alentours, et emplissait de gaieté passagère mon âme en cette matinée si insolite.


Mon ventre me cria famine une fois de plus, et dans un grand effort je me levai pour partir à la recherche de quelque chose à me mettre sous la dent.



Puis je me suis rappelé que pas loin de là se trouvai une clairière avec des baies comestibles, je me mis en quête de cette clairière que je trouvai au bout de vingt minutes, et ou je pu enfin assouvir ma faim avant de repartir vers le sud sur les traces de mon passé, pour retrouver d’où je venais et où je devais aller maintenant que le but de ma vie avait été atteint, que toute ceux qui constituaient ma famille avaient disparus depuis longtemps, maintenant que mon univers n’existai plus, maintenant que je devais renaitre, je parti vers ce nouvel horizon. Cette nouvelle vie.

La Fin des Djianes (suite)

le 11/04/2008 à 22h25

Me voici, je suis là, accroupi au fond d’un de ces tunnels souterrains austères et gelés, datant d’un ancien siècle, je sens ce vent glacial venant me fouetter le visage et pénètre en moi comme si je n’existais pas. Mes doigts sont bleuit et j’ai du mal à tenir le stylo avec lequel je suis en train d’écrire, mon corps tremble d’un froid mordant.


Autour de moi, juste un léger goutte à goutte brisait ce silence presque religieux entouré d’obscurité régnant. Plus de bruit de pas me poursuivant, plus  de voix incessantes criant à mes trousses, seul un calme qui aurait fait paniquer n’importe qui dans ma situation. Mais pas moi, j’aime ce silence inquiétant, j’aime les ténèbres, la noirceur opaque et les nuits d’encre. J’ai toujours été attiré, depuis tout petit, par le coté mauvais des choses, leur apparence malveillante. C’est aussi peut être ce qui m’a fait tenir aussi longtemps, car sans cela, je n’aurais jamais eu en moi assez de courage nécessaire pour encaisser tous les coups durs que m’a porté la vie, toutes les fois où l’injustice à prit la place de l’espoir. Chaque fois que j’ai dû baisser le regard alors qu’ils méritaient tous de n’avoir jamais exister.


Aujourd’hui, je viens de réaliser ce qu’aucun autre homme n’était parvenu à faire avant moi : Je me suis m’évadé du centre de détention carcérale le plus gardé et surveillé au monde, celui-là même réputé pour être infranchissable, et qui officiellement n’existe pas, étant un centre sous-marin relié au continent par de longue galerie. A la suite de cela une chasse à l’homme a été lancée après moi, mais elle ne dura pas. Heureusement, ils ont perdu ma trace à l’entrée de ces sombres boyaux. Tous Ces dédales de galeries restent de vrais des labyrinthes, et on s’y perd  très vite si on ne les connait pas. Ce n’était pas leur cas, la preuve…tans pis pour eux.


Mais dans tout ça, il faut que vous sachiez une chose. Ne me jugez pas, ne jugez pas mes actes, il fallait y être pour comprendre, et je ne possède pas les mots pour expliquer. Je ne vous demande pas de porter un regard illusoire sur moi, loin de là, uniquement une absence de jugement, car même si je vous écrits tout ça, vous n’êtes personne pour juger les autres et leurs actions. Ni le sens qu’ils donnent à leur vie.


Quand est-ce que vous lirez ces mots ? Qui lira ces mots ? Pourquoi vous lirez ces mots ?? Je n’en sais rien, et cela ne regarde que vous. Cependant cela pourrait être demain comme dans dix ans, voir même jamais, je ne maitrise pas le temps, et aucun individu n’en est capable. Il passe et s’écoule sans nous attendre. Mais on ne s’en aperçoit que lorsqu’il est trop tard…comme beaucoup de choses, malheureusement.


Des jours, il survient des moments où je souhaiterais de toute mon âme, fermer les yeux et ne jamais les rouvrir sur ce monde. Partir en paix, ailleurs, nul part et partout à la fois…pourtant je suis toujours là. Pourquoi ? Si je le savais, j’aurais déjà fait un grand pas, et je n’écrirais peut être pas ceci. C’est compliqué de se comprendre soi-même,  et c’est un combat de tous les jours que de que de vivre en étranger avec certaines parties de soi. Je me connais tout en étant un parfait inconnu. Cette sensation reste dure à écrire, néanmoins certains comprendront très bien ce que j’essaie de dire.


Malgré le froid, des gouttes de sueurs froides perlent le long de mes mèches noires. Une impression de néant perpétuel me parcours en longeant mon échine. Ici, dans les entrailles de la terre, demeure toujours une nuit éternel. De celles qui ne disparaitront jamais, de celles qui sont les plus profondes et les plus denses. Les plus belles et les plus authentiques dans ce monde…


Le froid s’empare de plus en plus de moi, de brefs tremblements secouent mes membres endoloris, cependant persiste encore l’émotion de ma fuite. La montée d’adrénaline, cette course avec laquelle se mue une peur sinistre. Celle qui vous prend au ventre et ne vous quitte plus.


Sans aucun bruit, en rassemblant le peux de force qu’il me reste,  je me relève en douceur et m’enfonce pas à pas dans les galeries. Mes pieds traversent les flaques que des années d’humidité ont accumulées ici.


Ces quelques mouvements dégourdissent mon corps froid et fatigué, bougé, respirer m’est devenu douloureux. A chacune de mes respirations, une légère buée blanche s’échappe de ma  bouche et un froid glacial s’empare de ma gorge, pareil à un fantôme translucide s’évaporant à travers l’obscurité profonde. Le froid se fait à chaque pas plus pressant et rude. Je m’enfonce lentement sous terre, à traves ce territoire  si …tellement de choses y sont indescriptibles…


 


 


Mais je devrai peut être commencé par vous raconter mon histoire, une histoire écrite par des centaines de morts, une histoire écrite en lettres de sang.


 


Cela n’est pas conventionnel, mais je commence par ce qui arriva il y a quelque années, juste avant mon incarcération .Voici les derniers mots que mon maître ait prononcé : « Elle reprend,  j’avais espéré, que cela, n’arrive jamais, ils sont revenus, … tu es le dernier, … le seul, … à pouvoir l’arrêter, tu es le dernier… le dernier Firror, le der…dernier des  Djianne, méfie toi d’eux, ceux dont le nom ne doit être prononcé  … méfie toi … de tout » .Poussa-t-il ainsi son dernier souffle. Je le regardai pendant quelques courtes minutes en le serrant contre moi, me retenant de pleurer car cela n’était pas digne d’un guerrier. Je me levai et repartis vers la porte en enjambant des dizaines de corps calcinés ou mutilés baignant dans le sang encore frais.

Lorsqu’un homme a vu ce que j’ai vu, a fait ce que j’ai fait, il ne lui reste plus qu’une seule envie au monde.  Celle de pouvoir oublier…


Mais malheureusement, cela ne nous ait pas permis, on oublie jamais, on oublie rien,  on vit avec. Ou tout au mieux, on enferme des souvenirs à double tour dans les recoins les plus reculé, le plus sombre, le plus inaccessible de notre mémoire, cependant ils seront toujours là, quelque part au fond de nous, nous accompagnant à chaque pas, bougeant au rythme de notre respiration, car ils sont en nous, ils sont nous.


On apprend cela au fil de notre existence, certains avec une facilité déconcertante et bienveillante, et d’autres à un prix bien plus élevé, avec des douleurs ineffaçables.  C’est ce qu’on a appelé l’expérience.


Je vous écris tout ceci pour que les gens sachent, qu’ils apprennent mon histoire à travers ces lignes, mais surtout pour que personne n’oublie. J’ai trop souffert pour accepter qu’on puisse gommer d’un revers de main ma vie, mon combat auquel j’ai dû tant sacrifier.

Titre inconnu

le 09/06/2007 à 11h32
petite histoire que j'avais écrite un soir....pour l'instant il n'y a pas de suite, mais qui sait ? peut être un jour....


Comment essayer de trouver des réponses sur soi-même lorsque l’on chercher encore qui l’on est ? Comment trouver la force de continuer son chemin quand il n’est plus que lassitude et déceptions ? En faite, comment ai-je pu tout simplement en arriver là ?  A errer dans ce monde comme une âme égarée, à la recherche de l’oubli de tout ce que j’ai pu voir. Toutes ces horreurs qu’on m’a obligé à endurer, tout ce qu’il m’ont fait subir, tout ce que j’ai dû faire pour survivre et qui me dégoûte au plus profond de moi. J’aurai du mourir, j’aurai du mourir il y a tellement longtemps et tellement de fois, mais je me connais assez pour savoir que je n’aurai jamais le cran de me donner la mort, aujourd’hui la vie est la seul choses qu’il me reste et que l’on ne m’a prise. L’une des seules choses dans ce monde à quoi me raccrocher, et qui dégage une faible lueur d’espoir. L’espoir fait vivre, c’est bien connu.
Les roulements du train me paraissent infini et si réguliers, la nuit est tombée depuis longtemps mais je n’ai toujours pas fermé l’œil. Je ne dors presque plus depuis des jours, des semaines, des mois, si ce n’est des années. La notion du temps a déserté mes souvenirs depuis bien longtemps.
Ça ait quoi, 6…7 ans que je ne suis pas revenu ? Qui sait peut être plus, ou moins.
Les traits de mon visage sont tirés et la fatigues les parcours, mais je n’y peux rien, à peine mes yeux se ferment que je suis hanté par ses cauchemars qui me réveillent en sursaut, les tempes couvertes de sueur froide. Ils me semblent encore si réel et mon esprit est déjà bien assez meurtri par un feu qui ne s’éteindra jamais. Nous gardons chacun à sa manière les cicatrise que nous laisse la vie.
Par la vitre je vois défilé le paysage emprisonné dans la nuit. Les steppes passent les une après les autre devant mes yeux. On m’a souvent dit que j’étais fou, le suis-je vraiment ?  pas tant que ça je pense, au contraire ma santé mentale ne dépérit pas. Je suis plus sain d’esprit que beaucoup de personnes sur cette terre, mais aux yeux de tous je passe pour « psychopathe ». les gens sont trop habitué à vivre dans leur « normalité » et qualifient d’étrange ce qu’il ne comprennent pas. Oui je suis étrange, oui je suis bizarre.
Je suis parti à la recherche de réponses pour savoir qui j’étais. Je les ai trouvée au fil du temps, mais à quelle prix ? Chaque réponse amène à sa suite une autre question….Tout ça pour finalement avoir à peine le courage de se regarder en face. De voir dans un miroir le reflet de ce que la vie a fait de nous. Mais malgré tout on continue, on fait ce que l’on peut avec ce qu’il nous reste. Supportant le poids des années sur nos épaules. La vérité vaut-elle mieux qu’un mensonge ? Il y a plusieurs années j’aurais répondu oui sans n’avoir aucune hésitation, mais j’en doute aujourd’hui. Une chose est sûre, l’innocence restera à jamais le plus beau des cadeaux.


L’horloge montre 2H du matin. Encore une heure et je serai arriver à la gare. Une fois de plus je rabattrai mon capuchon et me fondrai dans la masse. Ma cicatrise sur mon visage a toujours attiré l’attention des passants, mais on s’y habitue. Ma vie a dépassé depuis longtemps le stade de m’occupé de savoir ce que penses les gens à mon égard. C’est bien le dernier de mes soucis.

 

[Suite à prévoir]


Pour commencer....

le 01/06/2007 à 13h03
Voilà, pour les amateurs d'histoires ...allez y jeter un coup d'oeil !

 

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